Pèlerins sur les Chemins en 2019

Les Pèlerin(e)s de notre association sur les Chemins en 2019

Avant de partir sur les Chemins, n’oubliez pas d’envoyer à Michel d’Auzon (dauzonroch@gmail.com)
un message indiquant le Chemin que vous allez parcourir, la date de départ, le lieu de départ et le lieu d’arrivée.


– Marie, Marie-Hélène, et Agnès partent sur la Via de la Plata  le mercredi 10 avril de Séville à Salamanque…!
– Victor et Serge partent en mai sur le Chemin d’Arles.
– Marie-Pierre et Alain partent sur le Chemin de Saint-Ignace qui relie Loyola à Manresa en Espagne.
– José va parcourir le Camino Primitivo.
– André, Elisa, Michelle et Jean-Claude continuent sur le Chemin du Puy à partir de Cahors.
– Paul et Armand continuent sur le Chemin du Puy à partir de Conques
– Jean-François L. va parcourir la Vallée du Célé.
– Bernard part en juin sur la Via Francigena.
– Jean-François D. part avec des « Mal Voyants » sur le Chemin d’Arles entre Castres et Toulouse.
– Sylvie et Serge vont comme hospitaliers à Gramat, puis continuent sur le Chemin du Puy.
– Jocelyne sera hospitalière à Gramat et à Revel.
– Christiane et Dominique partent sur la vallée du Celé.
– Peter part sur le chemin de Genève.
– Philippe sur le chemin du Nord à partir de Gijón.
– Gerald et Christian poursuivent leur chemin de Navarrenx à Roncevaux puis au-delà….
– Marie-Pierre avec une copine partent pour une boucle de Cahors à Cahors
via St Cirq-Lapopie, Figeac, Rocamadour, Labastide-Murat.
– Michel part en Août terminer la Ruta de la Lana jusqu’à Burgos,
puis Le Chemin Intérieur ou Via de Bayona de Irún à Burgos.

 

 

 

Séjour Raquettes à Saint Jean-Saint Nicolas (Vallée du Champsaur) – Parc National des Ecrins

Cliquez ICI pour la page Wikipédia de Saint-Jean-Saint-Nicolas

Nous étions 21 à participer à ce séjour raquettes organisé par Guy Blanc.
Nous avons été bien accueillis par les hôtes du Gîte de l’Ancolie (Thierry et Virginie)
où nous logions. Leur attention et leur gentillesse a conquis tous les participants.
Petits-déjeuners, piques-niques et dîners ont été appréciés de tous.
Un grand bravo à la cuisinière qui nous a préparé de savoureux repas !

Le premier jour, nous avons effectué une boucle en passant par Les Richards et La Coche
sur un plateau ensoleillé avec vue sur la vallée de Champoléon et le confluent des 2 Drac
(Drac noir venant de Orcières-Merlette et Drac blanc venant de Champoléon.
Le soir, avant l’apéritif, j’ai eu le plaisir de sortir de ma besace trois poèmes et Frédéric nous a chanté
deux chansons dont une en italien à la mémoire d’un montagnard disparu en montagne.


La légende de Frustelle : Légende selon laquelle Frustelle serait le nom d’une vieille femme qui aurait tenté de maintenir
sur le sommet de la colline de Montorcier le service de la cloche 
de l’église primitive, abandonné par le sacristain.
Il y relate, en l’enjolivant, l’épisode —réel— de l’enlèvement de la cloche par le curé de la nouvelle paroisse de Saint-Nicolas,
et le procès qui lui fut fait à ce propos 
par les habitants de Pont-du-Fossé.


Cliquez ICI pour la petite histoire de la cloche de Frustelle

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Le deuxième jour, nous sommes partis de Serre Eyraud pour aller jusqu’à la cabane de Tante Yvonne.
Ce fut une belle chevauchée le long de sentiers serpentant au milieu des forêts de pins et de mélèzes
dans un environnement de neige immaculée aux formes arrondies et géométriques… 

avec à chaque détour un panorama magnifique sur les montagnes d’alentour, dont le Vieux Chaillol.

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Le troisième jour, nous sommes allés par des pistes ombragées jusqu’à Costebelle

où se trouvent les ruines d’une ferme abandonnée. Au retour après quelques passages délicats
entre plaques de glace, neige fondue et passages rocailleux, nous avons emprunté une piste
aménagée sur une ancienne voie de Chemin de Fer.

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Nous avons eu au cours de ces trois journées un beau soleil qui a vite réchauffé les membres engourdis
par le froid matinal. Nous avons pu admirer des cascades gelées qui prenaient la forme de tuyaux d’orgue
ou de personnages féériques. Et tout au long de ces trois randonnées nous avons été comblé par le magnifique
spectacle
des chaînes de montagnes qui nous entouraient…


Chaque soir Guy nous a proposé des épreuves (Lancers d’oranges, de noix et autres jeux d’adresse et de réflexion…)
Nous avons concouru en binôme et les heureux gagnants de cette compétition « Raquettes 21 »
ont été Josy et Michel qui ont reçu comme prix offert par nos hôtes une bouteille de vin mousseux « Major de l’Isle ».

Le dernier jour s’est terminé par une soirée de folie au cours de laquelle nous nous sommes déguisés
en un personnage du sexe opposé avec beaucoup d’imagination 
et de créativité…

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Au retour, nous nous sommes arrêtés au monastère de Ganagobie pour assister
à l’Office de Sexte – prière chrétienne de la sixième heure du jour (Midi) dans la liturgie des Heures –
chanté par les moines bénédictins et ensuite nous avons partagé un pique-nique avant de nous séparer.

Visite virtuelle du monastère de Ganagobie

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Guy Blanc

Notre guide et accompagnateur, Guy a su maintenir le groupe en parfaite cohésion,
dans une ambiance fraternelle et joyeuse.

Merci à lui pour sa compétence et son dévouement !

Michel d’Auzon

Ci-dessous un poème de Frédéric :

Saint-Jean Saint-Nicolas – Gîte de l’Ancolie – 11 au 15 Février 2019

Pour la sortie alpine des amis de Saint Jacques
C’est dans le merveilleux massif du Champsaur
Que nous avons goûté d’un abondant soleil d’or
Randonnant à loisir sur les deux rives du Drac.

Chaque jour, sac au dos, chaussant nos raquettes,
Nous progressions sagement à la queue leu leu
Sur une neige blanche et sous un ciel grand bleu,
Ne manquant pas une occasion d’observer Orcières-Merlette.

Mardi l’adret passant par la Coche
Nous permit de roder notre longue colonne
En progression facile, presque les mains dans les poches
Avant de rejoindre, mercredi, le beau refuge de Tante Yvonne.

Jeudi, direction les ruines de Costebelle,
Par une forêt sombre et envoûtante,
Où notre chenille avançait, crissante et chuintante,
En alternant par nécessité les types de semelles.

Au-delà du bonheur que la nature hivernale nous faisait éprouver
Nous dévoilant à perte de vue ses mamelons immaculés,
Ses cascades où eau et glace semblaient figées,
C’est aussi au gîte que nous nous sommes régalés.

Jeux d’adresse avec force oranges et noix
Poèmes, chansons et plaisirs culturels
Nous ont permis de rire en atmosphère fraternelle
Et de partager entre nous une bien belle joie.

Pour tous, sans aucun doute, c’est bien à l’Ancolie
Où la gentillesse de l’accueil de Thierry
N’a d’égale que le sourire généreux de Virginie
Que nous avons vécu le bonheur d’être accueillis en amis.

Et puisque nous étions à Saint Jean Saint Nicolas
Nous pouvons entonner ensemble, Varois, Marseillais et Alpins
L’hymne qui nous rassemble, infatigables pèlerins,
Ultreïa !

Frédéric Sanoner

 

 

 


 

Les Coréens sur le Chemin vers Compostelle

LES CORÉENS SUR LE CHEMIN VERS SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE
(Texte et photo de Chantal Genevier)

Sur le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, passé Roncevaux, on se demande où sont les Français
qui « colonisaient », si nombreux, les sentiers depuis Le Puy-en-Velay.
On est alors surpris du nombre de Coréens qui entament le pèlerinage,
tous discrets, réservés, respectueux, polis, seuls, à deux ou en groupe.

En septembre 2016 à Molinaseca, le soir, après notre dîner, nous faisons un tour de village
et nos oreilles sont attirées par une musique très rythmée.
Nous nous dirigeons vers la place principale où se sont massés quantités de pèlerins, touristes et villageois.

Un groupe d’une douzaine de jeunes pèlerins Coréens donne un concert :
Les musiciens ont revêtu une tenue traditionnelle :
Chemise et pantalon blancs recouverts d’une longue chasuble bleue ceinturée.
Le drapeau Coréen figure en bonne place.
Les janggus (tambours) résonnent,
les piris (hautbois) et les taegums (flûtes) vibrent d’un son aigrelet.
La musique se répercute dans tout le village.
Les jeunes gens se démènent.
Ils mettent toutes leurs forces et leur fierté à nous faire découvrir un peu de leur pays.
Ils sont heureux.

Quand le soleil a disparu, ils invitent alors les spectateurs à entamer une joyeuse farandole cadencée.
Les plus timides scandent le rythme en battant des mains.
Bientôt la place n’est plus assez grande.
On se bouscule un peu, mais chacun est heureux de participer à ce moment de joie et la chenille tourne, tourne dans la nuit...

Quel beau moment ces jeunes Coréens ont voulu nous faire partager, ne demandant qu’à se faire mieux connaître !


A découvrir, un autre texte de Chantal « Pèlerinage vers Rome » Cliquez ICI