Camino del Ebro (Michel – 2009)

Camino Jacobeo del Ebro (Septembre 2009)

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J’ai marché 17 jours sur ce Chemin qui part du delta de l’Ebre et va jusqu’à Logroño sur une distance de 450 km. Il traverse les communautés autonomes de Catalogne, d’Aragon, de Navarre et de la Rioja.

 

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C’est un Chemin peu fréquenté, je n’ai rencontré qu’un pèlerin. On s’est croisé un soir dans une pension. Lui faisait le Chemin inverse, il venait de Lisbonne et allait jusqu’à Rome !
A Saragosse, j’ai sympathisé avec un italien qui venait faire du trekking dans les Pyrénées et nous avons partagé un bon dîner dans un bar de la vieille ville.

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J’ai aussi partagé un bon moment avec Esteban, un espagnol ayant vécu une quinzaine d’années en France et qui vit maintenant seul avec son chien dans une ferme isolée dans les « Sotos del Ebro » entre Tudela et Alfaro.
Voilà les seules rencontres que j’ai faites… Chemin de solitude, Chemin d’abondance ! (Amandes, noix, figues, grenades, pommes, poires, pêches, raisin, à volonté et à portée de la main) Comment résister ?

 

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Chemin de l’essentiel au coeur de cette vallée de l’Ebre où les vergers de fruits font d’immenses tâches vertes qui contrastent avec les champs de céréales moissonnés au début de l’été et les champs d’oliviers et d’amandiers…

 

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Un peu plus loin, au-delà de la vallée, on aperçoit une longue chaîne de montagnes désertiques.  On marche souvent le long des canaux qui servent à l’irrigation.

 

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Il y a une longue traversée à travers de nombreux tunnels sur la Via Verde qui suit une ancienne ligne de Chemin de Fer dominant le fleuve.

 

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Une alternance de passages rocailleux au milieu des oliviers, de petites routes goudronnées, de longues pistes caillouteuses et rectilignes qui s’allongent jusqu’à l’infini, et puis ces chemins le long de la Voie Ferrée avec les trains comme seuls compagnons…

 

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Les villages que l’on traverse, souvent sans s’arrêter, parce que l’on se sent quand même un peu étranger ! Les villes animées après 17 h, les bars à tapas trop bruyants pour mes oreilles habituées au silence du Chemin, les églises fermées et le restaurant pour le dîner (seul repas du jour) qu’il est parfois difficile de trouver, et il faut à chaque fois attendre 21 h pour être servi.

Il y a toujours une petite angoisse en arrivant à l’étape. Il y a très peu d’auberges pèlerins et il faut trouver une chambre dans une pension ou un hôtel avec le risque que le seul établissement du lieu soit fermé pour congés !

 

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Il y a eu quelques orages au cours des premières nuits et un peu de pluie pendant une matinée, sinon grand beau temps, soleil et chaleur (Jusqu’à 37° ) ce dont je ne me plains pas, car je préfère de beaucoup la chaleur au froid ou à la pluie ! Un peu de fraîcheur cependant au début de la matinée et pendant 3 jours un vent assez fort venant du nord, c’est à dire de face !

J’ai appris quelques nouveaux poèmes et remis en mémoire les textes appris au cours des années passées et je pouvais ainsi rompre la solitude et la monotonie de certaines parties du Chemin en déclamant tous les textes de mon répertoire !

 

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J’ai utilisé pour ce Chemin le guide en espagnol édité par l’Association Jacobeo.net : « Guia practica del Camino Jacobeo del Ebro y Camino Catalan » écrit par Carlos Mencos (E-mail : info@jacobeo.net)

 

Michel d’Auzon (Voir plus de détails sur mon site http://roch.compostelle.free.fr/cebroitin.htm)

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