Devenir Hospitalier


Hospitalité (Association Rhône-Alpes des Amis de Saint-Jacques)


Comment devenir Hospitalier ?

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Vous pouvez être hospitalier en France ou en Espagne.
En France : Conques, Estaing et Moissac sont les refuges qui demandent le plus souvent des hospitaliers pour une quinzaine de jours. Le refuge de St-Palais est aussi demandeur. Sur les chemins de Tours, Vézelay ou Arles, vous pourrez aussi être utiles. Le rôle de l’hospitalier est de recevoir les pèlerins, les orienter vers les dortoirs, leur servir les repas et participer à certains travaux ménagers. Vous devrez aussi quelquefois préparer les repas.


A Saint-Jean-Pied-de-Port, le rôle du bénévole de « l’Accueil Saint-Jacques »
est plus proche de l’accueillant :
Recevoir les pèlerins, les réconforter éventuellement après une longue marche, expliquer le dur chemin qui les mènera à Roncevaux, surtout pour ceux qui arrivent par le train et qui souvent n’ont pas l’expérience de la marche, trouver un logement pour la nuit, ce qui n’est pas toujours aisé, et enfin renseigner les touristes de passage intéressés par les « Chemins ».

Outre le Français, l’accueillant devrait parler une langue étrangère
et évidemment avoir fait le Camino Francés.
En Espagne, il est nécessaire de bien parler espagnol et si possible une autre langue.

Vous pourrez connaître les refuges demandeurs d’hospitaliers
en naviguant sur le site : jacobeo.net

( Texte emprunté au site Au cœur du Chemin )

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Pèlerins-Hospitaliers ? (Témoignage d’un hospitalier)

Qui sommes-nous, nous les hospitaliers ? Peut-être des pèlerins en voie de conversion, peut-être… Le pèlerinage est exaltant : pèlerin, on s’imagine parfois faire quelque chose d’héroïque, d’extraordinaire, dont l’importance mérite qu’on en parle, qu’on le publie. Malgré les efforts prolongés, les douleurs, les découragements, les inconforts, la joie sourd du coeur allégé du pèlerin. Nul ne peut lui ravir cette joie. Elle est trop profonde. Il pressent bien qu’il ne suffit pas de marcher des jours et des jours pour ressentir ce bouleversement au fond de lui : il y a autre chose, il y a certainement une présence révélée au tréfonds de lui-même. La reconnaîtra-t-il ? S’il la reconnaît, comment ne pas lui exprimer une immense gratitude ? Et cette gratitude se mue en service…

Certains seront appelés à devenir alors hospitaliers pour déceler cette même joie dans le regard lumineux de ceux qui passent et se dirigent vers St Jacques. Peu m’importe les lits à refaire le matin, le ménage à recommencer chaque jour, les mêmes propos à entendre ou à tenir, les mêmes ampoules à soigner, les mêmes conseils à prodiguer, si je sens cette joie infuse à partager, incandescence de la Présence…divine.

Lien avec le site de l’Hospitalité Saint-Jacques, communauté catholique de pèlerins située à Estaing.

Lien avec le site « Hospitaliers sur les Chemins de Saint-Jacques »

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Mon expérience d’hospitalière à St Côme d’Olt- Août 2014

Hospitalière au couvent de St Côme d’Olt , j’y ai vu le chemin par les coulisses, j’ai envie de dire !

Bien entendu, des rencontres fortes : Comme cette femme admirable, avec son fils de 10 ans et avec un âne.
En autonomie depuis 8 jours sur le chemin, elle terminait là une marche pour soutenir financièrement
la famille d’un enfant, ami de son fils, atteint de graves problèmes aux yeux.
Elle était épuisée, heureuse, terriblement touchante.

Ou cette autre femme non voyante, entourée de son guide et de 2 autres hommes
volontaires pour ce chemin particulier.
La gaîté que dégageait ce groupe était une belle leçon de vie !

Il y en a eu d’autres, marquantes et bien différentes au long de ce séjour.
Mais il y a eu aussi les corvées!!…….et c’est là que se situe tout le mérite de l’hospitalier.
Savoir passer le balai, faire une grande quantité de lits, nettoyer les sanitaires, and so on…
Et à l’occasion repasser pour un pèlerin  cycliste Espagnol, complètement désespéré
de ne pouvoir coller (à la chaleur) un bel écusson acheté au Puy.
Et que sais je encore ?…
Le jeu étant bien sûr de répondre aimablement à quelques fantaisies totalement inutiles.

Avec Nicolas venu de Compiègne, nous nous sommes trés bien entendus pour le partage des tâches.

De plus le travail s’est fait dans la bonne humeur comme si nous nous connaissions depuis toujours .

Ce fut une expérience riche et intéressante que je renouvellerai.

Un seul ‘hic’ dans ce magnifique couvent qui est à la fois gîte et hôtellerie :
On ne sait jamais très bien où est la place de l’hospitalier !…

Hélène Lucas – Septembre 2014

 

One Comment

  1. Pèlerins varois découvrez cette belle expérience de l’hospitalier !
    C’est un peu refaire le Chemin chaque jour avec de nouveaux pèlerins.

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