Fête de la Saint-Jacques au Château de l’Aumerade – 25 Juillet 2017

Nous étions 25 participants à cette fête de la Saint-Jacques qui cette année se déroulait au Château de l’Aumérade.

Fief de la famille Fabre depuis 6 générations, le Château de l’Aumérade,
un grand domaine marqué par deux rois de France, est une des plus célèbres maisons de Provence.

Son histoire en Provence s’étend sur 18 générations liées à la passion de la terre, de la vigne et des traditions Provençales.
Avec plus de 350 hectares de vignes, le Château de l’Aumérade (Crus Classés, Côtes de Provence) 
est le fleuron des six propriétés appartenant à la famille Fabre, représentant ainsi le plus grand domaine familial du Var.
La famille Fabre-Grimaldi perpétue la tradition en élaborant des vins typés et fruités qui expriment le caractère de la Provence.
Il est situé à 20 minutes de Toulon et de Hyères et tout au long de l’année nous pouvons y découvrir les vins Crus Classés,
les caves et les jardins du domaine, où le premier mûrier de France fût planté.

Nous nous sommes retrouvés à 10h sous les grands platanes plusieurs fois centenaires qu’un vent violent
s’engouffrant dans les hautes ramures faisait de ces géants des pantins désarticulés…
Ensuite un jeune guide sympathique et bon connaisseur du domaine nous a conté l’histoire de cette propriété
avant de nous faire visiter les caves et nous donner toutes les explications relatives
à la fabrication des différents Crus 
que propose le domaine :
Cuvée Marie-Christine, Cuvée Sully, Cuvée Seigneur de Piegros, Cuvée Dame de Piegros, Cuvée Louis Fabre etc...
Nous sommes ensuite passé à la dégustation au cours de laquelle sur les conseils de notre guide,
chacun a pu analyser et apprécier les caractères organoleptiques 
et plus particulièrement les caractères olfacto-gustatifs de plusieurs vins (Blanc, rosé et rouge).
Après ce temps festif qui commençait à délier les langues nous sommes passés à table pour le repas
composé d’un Aïoli et d’un dessert avec les vins à volonté…

Pour terminer cette rencontre, nous avons fait une petite balade (digestive) dans la propriété au milieu des vignes
écrasées par les rayons ardents du soleil que le vent heureusement tempérait !

Quelle est la relation entre la fête de Saint-Jacques et une dégustation de vin me direz-vous ?
Eh bien on pourrait la trouver dans le plaisir que le pèlerin trouve après une longue journée de marche
dans ce « Vino Tinto » qu’en Espagne les bars et restaurants vous prodiguent à volonté et qui scelle
le partage et l’amitié qui réunit les pèlerins compagnons d’un soir autour d’un bon dîner…

Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question.
Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ;
et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer !
Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse !
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »

Baudelaire, Le Spleen de Paris, XXXIII

Note du rédacteur de cette page (Michel d’Auzon) : 
En ce qui me concerne, vous pouvez le deviner, je choisis de m’enivrer de poésie !…

 

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2 Comments

  1. Et je suis le 26ème par la pensée…
    Voilà Michel, un endroit que j’aimerais bien visiter à notre prochain séjour à l’Escalet de Ramatuelle… s’il y en a un ! L’amie de Danièle, propriétaire de la villa où elle nous reçoit… a eu encore chaud ce coup-ci…avec l’incendie de la Croix-Valmer ! Elle a dormi une nuit dans un gymnase !
    Quant à la question d’être ivre… moi je préfère l’être en écrivant de la poésie… car le vin…ça me fiche des crampes musculaires… et la vertu…n’en parlons plus !
    Gilbert

  2. Petite correction, nous étions 23 plus l’arrivée de Sylvie et de Serge ce qui fait 25

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