2 Québecois sur la Via Domitia (Jean-Paul et Florence – 2012)

 Témoignage sur la Via Domitia par Jean-Paul et Florence Hubert (Pèlerins Québecois)

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Rappelons tout d’abord que cet autre tronçon de ‘Chemin de Compostelle’, qui fait jonction entre la Via Francigena qui part de Rome, et le Chemin d’Arles, qui à son tour rejoint le Camino Francés peu avant Puente la Reina, ne calque son tracé que sur d’infimes portions de l’antique voie romaine suivie par les Romains dans leur conquête de la Gaule.

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Il reste bien peu de vestiges tangibles de cette Via, en grande partie disparue sous le bitume des routes modernes.
Que cette « Voie » ait été empruntée au Moyen-âge par des pèlerins se rendant à Compostelle ne saurait faire de doute.
Cependant les traces de leur passage sont aussi très éparses.
Notons enfin que « faire la Via Domitia » se traduit dans les faits par emprunter le GR653D.
Celui-ci est de création plutôt récente, ce qui se traduit :

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1 – Par le peu de fréquentation à ce jour (au gîte/hôtel de Saint-Geniez on n’a recensé que 80 « randonneurs » en 2011,
sans que l’on sache vaiment s’il s’agissait de marcheurs de longue distance parcourant la totalité du « chemin ».
En 22 jours, nous n’avons nous-mêmes rencontré qu’UN marcheur qui allait couvrir la totalité du trajet.

2- Le balisage parfois « lâche » (mais les associations locales y travaillent).
3- Le nombre encore relativement peu élevé de gîtes communaux ou municipaux.
4- Le peu d’occasions de ravitaillement et/ou restauration entre certaines étapes
mais il faut dire que nous avons marché ‘hors-saison’.

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Nous devons admettre que ce trajet s’est avéré le plus « physique »,
ou le plus exigeant de nos six longues marches à ce jour sur divers « Chemins de Compostelle ».
(Nous avons parcouru environ 409 des 425 kms du GR, seul notre Chemin de Genève a été plus court).

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Nous nous référons surtout à sa première partie, dans le département des Hautes-Alpes.
Les nombreux dénivelés successifs en montées et descentes,
parfois sur des sentiers empierrés, nous ont causé quelques « misères »,
mais elles étaient somme toute bien ‘petites’ comparées aux grandes joies que nous a procurées l’ensemble du trajet.
Panoramas alpins grandioses, marche en corniche au-dessus de la Durance, douceur des paysages provençaux,
quelques villes riches en histoire et monuments, qualité de la nourriture.

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Presque sans exception nous avons trouvé les populations locales fort accueillantes
et souvent curieuses (parfois même incrédules)
face à ces deux marcheurs venus de si loin ayant comme projet une si ‘longue’ marche,
phénomène qui semble peu courant chez-eux.

 

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Finalement, chapeau à la température. Sur 22 jours nous avons eu du pur soleil au moins 17 ou 18 jours,
et moins de 3 heures de pluie.
Il paraît que c’est souvent (toujours?) comme ça en septembre dans ces régions.
(on nous a dit que Gap connaît 300 jours d’ensoleillement par année).

 

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Nous croyons que cette « Via Domitia/GR653D) est appelée à se développer et est promise à un bel avenir
maintenant que les marcheurs adeptes de Compostelle cherchent d’autres voies jacquaires
moins encombrées que les plus connues ou les plus traditionnelles.

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Pour conclure: nous avons beaucoup aimé l’expérience,
et sommes revenus contents, fiers et heureux de l’avoir vécue.

Jean-Paul et Florence

 

 

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