Sortie au Col de Bertagne

Le col de Bertagne, par le vallon de Saint Pons et la glacière du vallon de Fauge.

C’est toujours un enchantement que de commencer une randonnée par le parc Saint Pons à Gémenos !
En cette saison surtout, l’harmonie des couleurs d’automne offre à l’oeil toute une palette de couleurs mordorées
avec toute cette variété d’arbres plusieurs fois centenaires, hêtres, érables, marronniers, cèdres…

Nous voilà donc 13 ce samedi matin à partir pour braver la montée vers le col de Bertagne, sous le pic du même nom,
extrême pointe ouest de la Sainte Baume. Une escapade de 14 Km environ pour un bon 890 m de dénivelée.

L’échauffement est progressif, le parc étant pratiquement plat, ce qui nous permet en chemin d’admirer les anciennes
installations initialisées par les moines qui ont construit ce parc autour de leur abbaye, ruines en voie de restauration :
le Paradou (ancienne usine à papier), les moulins du Foulon et de Cuges.

Le torrent du Fauge alimente deux jolies cascades moussues l’une près du vieux moulin de Cuges,
l’autre sur le chemin de l’ancienne abbaye cistercienne du XIIIe siècle où nous arrivons bientôt.

La partie la plus facile étant parcourue, il faut maintenant songer à grimper vers le col. C’est ce que nous allons faire
en empruntant le vallon de Fauge puis le vallon des Crides. Le cheminement s’effectue à l’ombre de la forêt de chênes verts
et de garrigue, avec parfois de rudes montées bien caillouteuses, comme la région sait si bien nous en fournir.
Puis c’est l’ancienne glacière où nous rencontrons un sympathique groupe de VTtistes, et aussi un panneau nous indiquant
qu’une battue est en cours ! C’est moins réjouissant, surtout qu’on entend tout proche les aboiements des chiens.
Je décide de partir en reconnaissance, d’autant que la montée vers le col de Fauge que nous devons emprunter partiellement,
est particulièrement raide. Tout est clair, le reste de la troupe peut monter et profiter du panorama grandiose qui s’étale à la vue,
des falaises de Soubeyrannes au Garlaban, en passant par le cap Canaille, la Couronne de Charlemagne, le mont Puget
et les Monts Marseillais. Il est temps de se restaurer, avec le Beaujolais nouveau au menu et un camembert au lait cru !.
On trouve un coin au soleil et à l’abri du vent derrière le monument des Marseillais pour un déjeuner bien mérité.
Avant de repartir, nous apprécions les poèmes que nous déclame Michel : Baudelaire, Rimbaud, René Char, Pablo Neruda.

Il est temps de redescendre maintenant, après ce long arrêt, tout le monde est reposé. Passage par la glacière et son champ
de « glaçage » alimenté par une petite source, puis descente par le « chemin de la glace », voie empruntée autrefois pour
acheminer les pains de glace jusqu’à Gémenos, puis Marseille. Ce chemin à découvert nous offre un point de vue magnifique
sur la vallée et ces curieuses crêtes rocheuses, faisant penser qu’un gigantesque monstre préhistorique pétrifié est enterré là !
Nous voilà presque arrivés quand notre ami Armand fait une chute malencontreuse dans les rochers. Une impressionnante
« gibe », grosse comme un œuf de pigeon, se forme instantanément sur son front. Après les premiers soins, cela a l’air d’aller.
Je décide néanmoins de rentrer au plus court. Passage à la pharmacie de Gémenos : ça va !
Une bonne bière au Tourist bar et le moral revient.
La nuit va tomber, il est temps de rentrer à Toulon, mais nous reviendrons, c’est sûr, dans cette magnifique région.

Philippe

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